lundi 11 avril 2016

Nom de famille français

    http://www.tendancesourd.com/2016/04/nom-de-famille-francais.html
  • Le nom de famille français est bien, conformément à la formule exprimée par D. Kremer, la « forme définitive de ce qui était à l’origine un nom second » ou surnom accolé au nom de baptême, apparu à l’orée du second millénaire. (Marianne Mulon, Typologie des noms de famille français, dans le Dictionnaire historique des noms de famille romans, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1990, p. 93)
    • Le nom se compose tout d’abord du nom de famille, ensuite du prénom et, enfin, de ce que l’on appelle les accessoires du nom, pseudonyme, surnom et titres nobiliaires. (Aude Bertrand-Mirkovic, Droit civil : personnes, famille, Studyrama, 2004, p. 116)

      Vos ancêtres FRANCAIS en France

      Découvrez tout sur le nom de famille FRANCAIS grâce à ce dossier unique qui vous permettra de retracer l'histoire de vos ancêtres en France, commune par commune.
      Découvrir la France du nom FRANCAIS

samedi 26 mars 2016

Un petit tour sur le web n°11


13713708En vrac… car cela n’a rien à voir avec la maternité. Les thèmes ici sont l’accessibilité, l’insertion professionnelle et les aides auditives, donc cela nous concerne plus ou moins !

L’accessibilité dans tous les sens : 
Dans le domaine de la santé :  
  • Un projet sur des ‘tarifs encadrés’ de prothèses auditives pour les plus modestes, on veut bien y croire ! lire l’article publié sur Europe 1, 29/09/15
  • Pascal Barone, chercheur au CNRS, spécialiste du cerveau et de la cognition, à l’occasion d’une conférence intitulée «Donner du Sens au Son : de la surdité à l’implant cochléaire», le 6 octobre: retrouver la vidéo 
et au travail ?

Les nouvelles en vrac !


Louis Wain
Louis Wain
En un mois, j’ai très peu écrit, j’avoue que je n’avais pas la tête à ça et pourtant, ma vie n’était pas au ralenti. J’avais mille choses à préparer, à réaliser et à boucler. Le soir, je n’avais qu’une seule envie (encore aujourd’hui) : ne rien faire, regarder ce qui m’intéresse à la télé, ou bien lire un bon roman sous la couette. Ce qui peut rassurer les gens qui attendent de mes nouvelles par mail !
L’effet de l’hiver ? peut-être ! sa douceur trompe. Mais aussi l’ambiance un peu sombre. Il y a encore un mois, des problèmes de RER, beaucoup de retard à cause des colis suspects, de problèmes techniques… ça me fatiguait encore plus avec les émotions et la boule au ventre. Là, ça va mieux.
Nous sommes aussi en train de déménager dans un endroit plus grand, ce qui me change quand même les idées. Pas loin de là où on habite mais on est obligé de quitter école et crèche. On a donc visité la future école de P’tit Loup et signé un contrat de travail avec la nounou de Tchipie qui commencera son adaptation dans un mois. Tout ça, c’est fait après plusieurs jours semaines de stress !
P’tit Loup, bien qu’excité, appréhende un peu – ou beaucoup – le changement d’école, il reste encore 6 mois du programme de l’école maternelle. On le rassure comme on peut : on lui explique que ce n’est pas loin et qu’on invitera ses copains actuels à son anniversaire qui arrivera vite après le déménagement. Qu’il aura sa propre chambre et qu’on aura un petit jardin !
A 20 mois, Tchipie marche depuis fin octobre, elle chante et joue avec ses mains. Elle signe encore et eau, et les autres signes ne l’intéressent pas trop. Elle adore les livres et en ce moment, ne se sépare pas de celui de Noël. Elle attrape souvent des microbes et désormais, elle est abonnée au médecin ; du coup j’ai pas mal de boulot à rattraper.
Louis Wain
Louis Wain
Et Noël approche à grands pas ! J’aimerais bien partager ces articles avec vous, j’avais prévu de faire un article comme ça mais Armelle a pris les devants avec son billet que je vous conseille :  Comment aider un malentendant à apprécier les fêtes? Non, ce n’est pas facile avec tous ces  gens qui parlent trop vite pour moi, les enfants qui courent partout…  surtout quand on est placé à table. Je vous conseille également un buffet pour les fêtes, c’est pratique et ça me permet de bouger et de voir des personnes seul à seule, ou bien à 3.
Merci à ma mère qui m’a fait connaître la vidéo qui peut vous aider, une vidéo étonnante sur l’expérience de l’univers de Rachel, une étudiante sourde : Une vidéo pour expérimenter le monde à travers les oreilles d’une personne sourde. Comme vous comprenez que ce n’est pas si simple que ça – notre obsession qui n’en est pas forcément une en même temps, pendant la période de fêtes et au quotidien… Ces fêtes doivent nous apporter la chaleur, la générosité mais aussi l’espoir.
Alors, en Janvier, nous pouvons commencer la nouvelle année avec une bonne résolution (si, si) : 3 semaines pour adopter les réflexes du parent positif pour apprendre à arrêter de stresser, de crier sur notre/nos enfants ! J’y participe sur facebook parce qu’en ces temps de stress où j’avais (ai encore) mille choses à préparer, à réaliser et à finir, je crie parfois – voire souvent – sur mes enfants. Un mail me sera normalement envoyé chaque jour, pendant 21 jours et on y trouvera un exercice à faire, un conseil pratique… Je stresse pas mal en ce moment (non pas à cause des cadeaux de Noël, j’ai fini les courses!), je vous raconterai pourquoi quand on aura fini de déménager dans notre jolie petite maison.
Et enfin, des amis précieux se révèlent et on se rend compte qu’on a bien la chance de pouvoir compter sur eux dans ces moments-là. Elles se reconnaîtront  coeur
Je vous souhaite d’excellentes fêtes de Noël et de fin d’année, nous nous retrouverons début Janvier !

Je te regarde, nous nous regardons dans les yeux


yeux
source : le guide des relations
Mon mari, ma famille, mes amis… Tous me disent : ‘je t’entends, donc tu peux continuer à parler, je t’écoute.’ Car ils sont en train de faire quelque chose pendant que je leur raconte ma vie. Mais je n’y arrive pas… je n’y arriverai pas si je ne vois pas leurs yeux, j’ai besoin de voir leur regard, leur visage bien en face (ou en profil). Ses expressions peuvent m’apprendre plus qu’ils ne le pensent… Qu’ils me regardent quand je leur parle.
Si on ne me regarde pas quand je lui parle, je me dis qu’on ne veut pas m’écouter. Parfois, j’arrête de parler et j’attends qu’on me regarde, qu’on lève ses yeux sur moi et je continue… Parfois, comme une méchante, je dis n’importe quoi et j’attends de voir sa réaction. Je n’ai pas confiance en moi quand je n’ai pas accès au regard, au visage de l’autre…  N’est-ce pas étrange ? Moi qui suis élevée par des parents entendants dans le bain oraliste, j’ai toujours eu besoin de voir leur visage et bien en face de moi. Je tournais aussi le menton de ma mère pour qu’elle me regarde, ce besoin de contact visuel qu’elle ne me refusait jamais.
Mes enfants se mettent en face de moi et me regardent quand ils me parlent. Même ma fille le fait par instinct ou par imitation… tout au haut de ses 20 mois, elle prend mon visage, cherche mon regard pour me parler ! Dans mes bras aussi, elle se place carrément devant mon visage et me regarde directement dans les yeux.

Psychologie : enfants entendants de parents sourds


plumeJ’ai trouvé ce dossier intéressant sur les Enfants entendants de parents sourds (EEPS) rédigé par Christiane Fournier (2004). Comme vous le voyez, j’aime bien ce genre de psychologie autour de la surdité… Bref, je vous propose de lire une réflexion approfondie sur les EEPS : comment ils grandissent auprès de leurs parents sourds, dans leur monde environnant et à travers l’image de la surdité donnée par la société.
En résumé, leur mode de langage va se construire selon le mode de communication utilisé. La qualité des échanges et la pertinence du modèle qu’il va choisir (ou qu’on lui impose) vont l’influencer. Il va grandir dans le monde des parents mais avec des références différentes puisqu’ils utilisera ses 5 sens.
L’EEPS doit aussi se forger une personnalité selon ses aspirations, son caractère, ses envies et surtout une personnalité construite comme une carapace pour se protéger de l’image négative liée à la surdité qui lui colle à la peau. Heureusement, les parents sourds deviennent de plus en plus autonomes grâce aux nouvelles technologies donc moins de responsabilité pour leurs enfants.
Le bon équilibre qui permet un enrichissement mutuel des enfants et des parents se trouverait  donc avec les premiers par la connaissance de la surdité et leur respect, et les seconds par l’éveil et les apprentissages de l’enfant.

Le jeu de la maman sourde


P’tit Loup joue avec des petits personnages, un cheval, une charrette, une maman et un enfant. La maman sur le cheval qui tire la charrette transportant l’enfant.
Il joue avec eux, il fait avancer le cheval puis fait tomber l’enfant de la charrette mais il continue à faire avancer le cheval. Je fais la remarque à P’tit Loup sur la chute de l’enfant, il acquiesce mais continue la promenade du cheval. J’explique : mais l’enfant appelle sa maman.
Réponse de P’tit Loup : oui mais la maman est sourde, elle ne l’entend pas.
Ah d’accord… donc il continue encore et encore de faire avancer le cheval et la maman avec la charrette. Donc, abandonné, l’enfant.
Heureusement, la maman fait un tour et revient à l’endroit où son enfant est ‘tombé’, elle l’aperçoit et le remet dans la charrette… Ouf.
P’tit Loup recommence le même jeu : l’enfant tombe d’une façon ou d’une autre et la maman continue sans y avoir fait attention. Je dis à P’tit Loup : la maman peut très bien se retourner et voir que l’enfant est tombé, donc elle va le chercher.
Sa réponse : non, elle ne se retourne pas.
Il le fait avec amusement, et heureusement pour moi qui suis quand même un peu perplexe. Essaie-t-il de me faire passer un message à travers son jeu ?
Plus tard, je raconte à mon mari devant P’tit Loup, le ‘jeu de la maman sourde’. Je vous assure qu’il était en train de rire quand je le lui racontais, et tant mieux ! Mais pas son papa qui était plus perplexe que moi et, moi, j’ai essayé de voir le côté positif de la situation.
Je suis quand même un peu perplexe malgré tout et je demande à P’tit Loup si c’est comme ça qu’il me voit. Il ne dit rien, il sourit, l’air malicieux.
Est-ce que parce qu’un jour, je suis sortie avec mes enfants d’un magasin sans faire attention à la sonnerie de détection, qu’un agent de sécurité a dû m’interpeler ? mon fils m’a prévenue car il l’a entendu.
En tout cas, c’est la première fois qu’il joue ainsi, en ‘impliquant’ la surdité dans son jeu.
Je sais que c’est un enfant mais ne dit-on pas que l’enfant s’exprime par le dessin ou le jeu ? Faudrait-il le rassurer ? Ou bien ça l’amuse tout simplement de faire une histoire avec une maman sourde ?
Est-ce que cela est arrivé à vos enfants de mettre en scène des personnages sourds dans leur jeu ou avec leurs jouets ? Comment réagissez-vous? :-)

Pourquoi je n’apprends pas la langue des signes à mon enfant ?


Parfois, on insiste auprès de moi : pourquoi tu n’apprends pas la langue des signes à ton fils ?
et ça : c’est pratique pour que vous communiquez entre vous !
ou bien : c’est plus facile pour toi…
ou encore : il sera bilingue ! (trilingue avec l’anglais, c’est vrai ça…)
Si j’apprenais la LSF à P’tit Loup, cela impliquerait :
  • ma remise à niveau de la LSF (c’est long si on veut bien la maîtriser)
  • beaucoup d’énergie que ça demande. Il faut la pratiquer le plus souvent possible avec les sourds bilingues, car enseigner une langue à part entière, ça demande une certaine connaissance de sa syntaxe grammaticale, de son vocabulaire… (et mon niveau n’est pas terrible)
  • la non-utilisation de ma voix dans la communication avec mon fils (pour le moment, je veux continuer à lui parler oralement et signer en même temps)
Adolescente, j’ai appris cette langue en rencontrant des sourds bilingues. Puis, 1) avec le temps, j’ai perdu l’habitude de signer, et 2) je connais des sourds qui ne la connaissent pas ou qui utilisent le français signé avec moi.
Voilà pourquoi je me limite au français signé avec mon fils (et des personnes qui signent avec moi).
source image : Baby Sign and Play (anglais)
Qu’on me demande pourquoi je ne le fais pas,
qu’on me dise que c’est aussi bien pour lui que pour moi, ça me semble surréaliste.
Comme si je n’avais pas mon mot à dire sur ma propre relation avec mon enfant.
Imaginez que je vous demande d’apprendre le chinois à votre enfant alors que vous en connaissez quelques rudiments… et personne ne le pratique vraiment autour de vous.
Vous savez que cela prendra du temps de bien maîtriser la langue chinoise, en ne faisant aucune faute par exemple, pour que votre enfant puisse s’exprimer dans cette langue avec les pratiquants (et encore, il faut les trouver)
Eh bien, vous qui avez insisté, c’est ce que vous me demandez de faire…
Le français signé, c’est déjà pas mal. Je fais attention aux signes que j’enseigne à P’tit Loup. Parfois, je dois vérifier l’exactitude du signe sur internet ou dans un livre. Ou je demande un conseil à une personne qui sait signer. Pour moi, ce n’est pas rien, tout ça.
PS: je pense que cet article va vous aider à mieux comprendre ma décision. Elle explique la différence de pratique entre la langue des signes et le français signé. Alors, si P’tit Loup veut un jour apprendre la LSF, il me le dira lui-même !