Dans 95% des cas, les parents d’enfants sourds sont entendants. L’annonce du diagnostic de la surdité provoque un traumatisme qui les accable parfois pendant de long mois. Comment pénétrer ce monde étrange de la surdité, pour eux qui ne connaissent généralement pas de Sourds adultes ?
Et voilà, un rare et beau témoignage d’une maman d’un enfant Sourd qui explique son parcours avec son fils qui reste tout simplement Sourd et non pas un déficient auditif :
« Je souhaite aujourd’hui apporter mon témoignage afin de faire prendre conscience à tous et à toutes, parents et proches d’enfants Sourds, mais aussi professionnels de l’éducation, du monde médical et social, que certaines choses dans les pratiques et les mentaliteés concernant nos enfants Sourds doivent changer d’urgence !
Je m’appelle Sandy Catteau, mon fils Maxence a 6 ans, et il a une surdité d’origine génétique qui est évolutive. Moi, je suis entendante, et jamais dans ma vie je n’avais été mise en contact avec des personnes Sourdes jusqu’à ce que mon fils soit concerné directement par ce soit-disant handicap (que je préfère nommer « différence »)…
C’est donc avec une méconnaissance totale de la surdité et de ce qu’elle engendre que j’ai mis un premier pied dans le « monde des Sourds ». Détecté tardivement car les médecins, malgré mes doutes, étaient persuadés que Maxence n’était pas Sourd, nous avons finalement appris la nouvelle en 2007, Maxence avait alors 3 ans et avait une « surdité moyenne ». Il a très vite été appareillé, et s’est mis à parler, ce qui fut un grand soulagement pour moi. A ce moment là, un peu perdue, je « buvais » les paroles des divers professionnels que j’ai pu rencontrer, je leur faisais entièrement confiance, en fait, je comptais sur eux. Je considérais alors que mon enfant avait une « surdité moyenne », qu’il était « juste » malentendant… En quelque sorte, je me disais « Ouf! Maxence n’est pas sourd, il a juste une petite déficience auditive »… Je pensais qu’avec un bon appareillage et une bonne rééducation phonatoire, comme on me l’avait expliqué, Maxence serait un enfant « comme les autres » …
Illusion de maman entendante qui a peur de ne pas savoir éduquer correctement un enfant qui serait « différent »… Volonté, inconsciente, de lui transmettre la seule langue que je maîtrise, ma langue première et naturelle, le français… Inquiétude aussi, pour son avenir, pour son bien-être… Fragilité, enfin, d’une mère ignorante qui écoute attentivement ceux qui « savent », sans mettre en doute leurs propos… Je me souviens bien de ces sensations au départ, je refusais en quelque sorte sa surdité… Ou plutôt je la minimisais en croyant dur comme fer que tout allait « rentrer dans l’ordre » grâce à l’orthophonie et aux appareils… J’avais peur. Parallèlement à cela, je me suis quand même mise à effectuer des recherches, par curiosité, et pour mieux comprendre ce qu’est une « déficience auditive »…
C’est alors que j’ai pris rapidement conscience qu’il existait une communauté et une culture Sourde… Au début, cela me semblait un peu bizarre, mais j’ai voulu en savoir plus… Alors je suis entrée en contact avec un maximum de personnes : des parents d’enfants Sourds, des adultes Sourds, des professionnels, et mon regard a complètement changé… C’était même très déstabilisant au début car je me suis retrouvée face à des histoires et des arguments parfois en totale contradiction. Il m’a fallu beaucoup de temps et de réflexion pour enfin me situer, et discerner les idées reçues des véritables arguments qui pourraient m’aider, enfin, à faire ce qui est le mieux pour mon enfant.
En parallèle, Maxence a eu brutalement deux pertes auditives à la suite, il m’est alors devenu impossible de minimiser sa surdité, qui désormais, est profonde. On m’a tout de suite proposé une « solution » : l’implant cochléaire… Je n’y étais pas favorable du tout. J’avais entamé pas mal de lectures à ce sujet, et bien que j’avais vu des reportages où l’implant semblait être une « réussite », j’avais aussi noté qu’il existait des échecs. J’étais méfiante, sans vraiment être décidée… Je me posais mille questions. C’était l’angoisse totale. Je n’avais pas du tout envie de prendre de décision hâtive et je me suis laissé du temps pour en savoir plus, avant de me positionner « pour » ou « contre » l’implant, malgré l’insistance des uns et des autres pour me pousser à opter pour cette solution « miracle ». J’ai résisté, en ressentant un réel manque de liberté dans mes choix, j’ai souffert de ce regard suspicieux qui faisait de moi une « maman qui refuse que son enfant entende », alors que non seulement Maxence a un bon gain grâce à ses appareils, mais il fait aussi des progrès énormes du côté de la langue française…
Je ne comprends donc toujours pas, aujourd’hui encore, on me « bassine » avec cet implant alors qu’il n’y a manifestement aucune urgence de ce côté là. Actuellement, je ne peux pas dire que je sois contre l’implant, je respecte les décisions des uns et des autres, étant consciente que tout le monde essaye de faire ce qui lui semble le mieux pour aider son enfant Sourd. Ceci dit, j’ai pris la décision de ne pas faire implanter Maxence, pour différentes raisons: L’opération comporte des risques, et doit être renouvelée à peu près tous les dix ans, ce qui est lourd et très angoissant. De même rien ne garantit qu’une fois implanté, l’enfant « entend » de nouveau, je sais que Maxence restera Sourd toute sa vie, avec ou sans implant. La rééducation que demande l’implant est vraiment lourde, cela demande un investissement énorme pour l’enfant comme pour ses parents. Rien ne garantit non plus que grâce à l’implant Maxence réussira mieux sa scolarité, sera mieux intégré à l’école et plus tard, dans sa vie sociale et professionnelle… Je vous passe les détails comme l’impossibilité de pratiquer certains sports, les pannes qui peuvent survenir à tout moment et qui plongent l’enfant dans une surdité totale sans qu’il puisse « entendre » et donc communiquer… Le côté intrusif aussi (c’est quand même un objet étranger dans le corps), le côté « dépendance » des usines et des centres d’implantation, le côté financier… Et puis même, tout simplement, c’est moche!!! Je n’ai pas envie que mon fils ressemble à un robot, car c’est à cela que me font penser les enfants implantés.
Ce critère esthétique peut sembler léger, voire ridicule, mais je suis convaincue que c’est important, surtout à l’adolescence lorsqu’on entre dans une période où l’on cherche, naturellement, à séduire… Et de plus, qui suis-je, pour me permettre de prendre une telle décision concernant mon enfant ???
C’est toute sa vie qui en dépend… « Votre fils vous en voudra peut-être de ne pas l’avoir fait implanter vous savez, il a envie d’entendre!!! »… Ben oui, forcément, puisque depuis le début on le pousse à entendre et à parler… Mais qui me dit que si je le faisais implanter il ne me le reprocherait pas toute sa vie??? S’il veut un implant, il prendra sa décision lui-même, plus tard, et en toute connaissance de cause.
Mon rôle à moi, c’est de lui apporter de quoi s’épanouir en tant que Sourd, et j’estime que cela ne passe absolument pas par la pose d’un implant, mais par un réel accompagnement, attentif, réfléchi et bienveillant, concernant son éducation. Je l’aime comme il est, Sourd, et je le respecte. C’est mon enfant, et je ne veux que son bonheur. Sur mon chemin, j’ai rencontré une dizaine de personnes, adultes et enfants, implantées. Sans lecture labiale ils ne pouvaient pas comprendre ce que je leur disais, et ils « oralisaient » très mal (tant sur le plan de la prononciation que de la qualité de leurs propos). Rien ne m’a donné l’impression qu’ils étaient mieux lotis que les « non-implantés », bien au contraire…
Bref, j’ai pris la décision de me tourner vers une autre solution, même si les différents professionnels de mon entourage me l’ont fortement déconseillé : il s’agit d’opter pour le bilinguisme en français et en langue des signes. Oui, la langue des Signes, cette langue qui, m’a-t-on expliqué, devrait disparaître d’ici 20 ans maximum. Cette langue qui, m’a-t-on dit, enfermerait les enfants dans une communauté limite sectaire, souvent violente, extrémiste et agressive envers les entendants, de qui ils seraient coupés à cause de cette langue, et qui ne leur permettrait pas de s’intégrer…
Cette langue gestuelle qui, raconte-t-on, empêche d’accéder à la langue française, et n’est réservée qu’aux enfants muets pour qui la rééducation orale est un échec… J’en ai entendu et lu des hérésies de ce type, et je sais que ces idées reçues, loin d’être scientifiques ou prouvées, rassurent et plaisent à de nombreuses personnes.
On ne jure que par la réparation des oreilles de nos enfants Sourds, par la rééducation par le son, par l’implant et par l’intégration scolaire en milieu ordinaire… Dans notre société, être Sourd est anormal, c’est une maladie dont il faut guérir au plus vite. Un enfant différent, c’est « mal ». La langue des signes, c’est inutile, c’est dépassé, c’est « mal »…
J’ai très vite été confrontée à de lourdes difficultés: bien que les textes de lois ainsi que certaines recommandations médicales et éthiques préconisent l’apprentissage précoce de la LSF pour les enfants Sourds, et laissent le choix du mode de communication aux parents, rien sur le terrain ne rend possible ce choix. A la MDPH il y a un mois, on m’a expliqué en commission que la langue des signes n’était pas nécessaire pour Maxence. Selon eux, il n’est pas « assez sourd », et de plus il oralise, il est à plein temps dans une école ordinaire, donc il n’a pas besoin de cet apprentissage. Mon choix de mode de communication n’est de ce fait, pas du tout respecté, et nous n’avons obtenu aucune aide en vue d’apprendre la LSF… Ce sont eux qui décident pour nous, alors même qu’ils n’y connaissent visiblement rien à la surdité… Le SSEFIS qui suit aussi Maxence, a la même vision…
On rééduque oralement l’enfant et on vise son intégration en milieu ordinaire. On me dit que je n’ai pas de « projet bilingue » puisque rien n’est mis en place ! On me demande de bien vouloir réfléchir encore à l’implant… L’ORL, vu la réussite de Maxence au niveau de la discrimination des phonèmes en français et du gain prothétique, estime que son « intégration en milieu ordinaire est évidente ». A l’école, rien n’est évidemment mis en place de ce côté là non plus. Maxence passe donc son temps à tenter de lire sur les lèvres, puisque dans le bruit il n’ »entend » pas… Il est fatigué, il n’aime pas l’école, trouve que c’est trop difficile et que le maître parle trop vite. Il se sent déjà en échec, alors qu’il a d’énormes capacités intellectuelles (ceci m’a été confirmé par la psychologue du SSEFIS qui l’a « testé »). A l’école, Maxence est « LE » seul Sourd, celui qui décroche, celui qui ne comprend rien… Comment peut-il construire une image positive de lui-même si chaque jour il se retrouve dans la peau de celui qui échoue???
Je suis, pour toutes ces raisons, une maman en colère ! Nous apprenons quand-même la LSF… Oui, la langue des signes, celle qui nous est aujourd’hui transmise grâce à nos amis Sourds. La langue des signes, qui permet à Maxence de communiquer avec moi sans ses appareils. La langue des signes qui le repose, qui le dispense de fixer attentivement mes lèvres. La langue des signes qui lui permettra, à terme, d’exprimer toutes ses pensées, mêmes les plus complexes. La langue des signes qui lui permet d’échanger avec ses pairs Sourds, d’être Sourd…
La langue des signes qui est sa langue naturelle, celle qu’il aime et qui fait de lui « Maxence, l’enfant qui comprend bien, qui s’exprime bien »… La langue des signes, qui stimule les aires auditives et développe à la fois ses facultés de compréhension, ses capacités cognitives, et lui permet de mieux accéder à la langue française grâce à des compétences méta-linguitiques acquises (et ça, c’est prouvé!!!).
La langue des signes, qui ne disparaîtra pas, même si certains le souhaitent, car nous allons la défendre de toutes nos forces. Il est scandaleux que mon fils (tout comme la plupart de ses pairs) soit obligé de suivre sa scolarité en milieu ordinaire, sans que rien d’adapté ne soit mis en place pour lui.
Il est choquant de constater le non-respect des lois, et alarmant de voir combien les parents sont manipulés et orientés vers une filière de soin unique qui ne jure que par le « tout-oral ». Il est scandaleux de dépenser des millions pour un dépistage bien trop précoce, pour des implants que l’on pose désormais de manière massive et précoce, tout en prétendant qu’on manque de moyens pour mettre en place des classes bilingues dans toutes les grandes villes de France. L’incompétence et la mauvaise foi règnent trop souvent dans les sphères dites « professionnelles »…
Cela est dû je crois à la fois à un manque de savoirs au niveau de ce qu’est vraiment une langue, de ce qu’est vraiment un Sourd, mais aussi à la volonté de faire des « Sourds » des gens qui « entendent » et qui « parlent » comme les autres, comme ceux qui correspondent à la « norme ». Cela revient à se concentrer uniquement sur leurs oreilles dites « malades », « déficientes », en oubliant tout le côté humain. Cela revient aussi à nier le fait que le Sourd entend avec ses yeux et parle avec ses mains… Le Sourd est encore un inconnu pour de nombreuses personnes, persuadées cependant de maîtriser le sujet sur le bout des doigts…
Même implanté, un enfant a besoin de la langue des signes. Rendre l’apprentissage de la langue des signes impossible aux enfants Sourds est vraiment pervers. C’est monstrueux, et nous en verrons malheureusement rapidement les résultats catastrophiques. De nombreux professionnels le disent, l’ont écrit, et tentent de tirer la sonnette d’alarme. Mais face au lobbying qui pèse lourd dans le suivi offert par la société à nos enfants Sourds, face aux préjugés des uns et des autres, tous les arguments en faveur de la langue des signe, aussi solides et scientifiques soient-ils, semblent être ignorés et écartés même, de toute discussion, de toute les décisions prises au sujet de l’éducation et du suivi des enfants Sourds. J’espère que ce témoignage pourra faire réfléchir certaines personnes… et surtout que la langue des signes sera rapidement apprise par tous les enfants Sourds ainsi que leurs proches, qu’elle sera enfin mise en place dans les écoles, car c’est leur langue, nous n’avons pas le droit de la leur interdire. Respectons les lois, respectons les enfants Sourds, et si ce n’est pas le cas, luttons jusqu’à ce que nous soyons enfin entendus ! »
Bravoà cette maman pour sa curiosité et son engagement vers le monde des Sourds…
[Extrait : www.apes-ra.fr]










bravo à cette maman … J’ai connu ce parcours du combattant , hélas c’était il y a bien longtemps et la LSFétait prohibée.. ce que je regrette profondément , car que de temps perdu .Mais l’implant :JAMAIS ;Il faut se battre , de toutes ces forces pour qu’on n’implant plus « à tout va » c’est barbare etn’apporte rien de bon.Apprenons à respecter nos enfants et adultes surds dans leur DIFFERENCE et battons nous de touts nos forces pour une meilleure information des jeunes parents et la diffusion de la LSF ……..
bravo pour ce superbe article!
je suis maman d’une grande fille de 21 ans sourde néonatale profonde bilatérale. J’ai l’impression de me retrouver quelques années en arrière avec mes doutes, mes peurs, mes colères…..
Céline est totalement bilingue et implantée depuis 12 ans.
J’ai fait ce choix de l’implant parceque je savais que toute absence de stimulation du nerf et surtout de l’aire auditive pendant trop longtemps est difficilement rattrapable.
Pour ma fille ça a été le jour et la nuit, la découverte de bien des sons, de la musique….
L’implant lui a permis de suivre des études normales en intégration, de passer son bac S avec mention et de faire maintenant un BTS. Il lui a permis aussi, en favorisant son articulation, de s’intégrer le mieux possible dans ce monde d’entendants.Pour toutes ces raisons je ne peux pas laisser dire que c’est barbare et n’apporte rien de bon.
Et je ne vois pas pourquoi il faudrait recommencer l’opération tous les 10 ans? Ni ce qui pourrait géner la pratique d’un sport quelqu’il soit? Quant à l’esthétique……… doit on se priver de mettre des lunettes?
Ce qui n’empêche que je respecte totalement sa différence, que j’ai appris la LSF dès son dépistage pour communiquer avec elle. En dehors du lycée Céline ne fréquente quasiment que de jeunes adultes sourds et ne porte quasiment pas son implant (sauf lorsqu’elle va en boite ou au ciné!…….). Elle connait des jeunes sourds un peu partout en France mais aussi en Europe (GB, Italie) avec lesquels elle ne communique qu’en LSF.
Et moi je suis toujours en colère……… Finalement les choses n’avancent pas!!
Oui nos enfants on le droit d’être sourds! Mais n’oublions pas que nous vivons dans un monde fait par et pour les entendants. Ils ont le droit d’y avoir leur place, et la meilleure possible.
Je suis contre le « tout-oralisme » mais je suis aussi contre le « tout-LSF »! LSF et oralisme ne sont pas incompatibles. De quel droit imposerait-on à nos enfants l’un ou l’autre? Pourquoi ne pas leur donner cette chance d’avoir accès aux 2?
Madame Deborde, je respecte votre point de vue, mais je tiens à vous dire que je ne suis ni pour le « tout-oral », ni pour le « tout LSF », je me bats pour le BILINGUISME!
Bien sûr que je souhaite que mon fils s’intègre du mieux possible, et je suis contente de constater ses progrés en français… Mais je serais bien plus heureuse si on lui permettait d’aller à l’école avec d’autres enfants Sourds et s’il pouvait y apprendre la LSF!!! Cela changerait tout, à commencer par son envie d’aller à l’école, désormais inexistante… Il ne veut plus y aller!
Hors je constate que l’accès à la Langue des Signes est réellement rendu difficile, voire impossible dans de nombreux départements français… Les demandes d’aide à la MDPH pour apprendre la LSF sont REFUSEES!!! C’est une honte, véritablement!
Quant aux réopérations concernant l’implant, je n’ai rien inventé. Il suffit de lire les ouvrages du Docteur Dagron, ou le livre de Meynard « soigner la surdité et faire taire les Sourds », d’aller faire un tour sur le blog du docteur Drion, pour en avoir les preuves évidentes…
Sans compter les témoignages de personnes implantées pour qui la vie est devenue un cauchemar… Personnellement, ça me fait réfléchir…
Pour le sport, j’aimerais savoir si la boxe par exemple, est selon vous compatible avec le port d’un implant… Je ne le pense pas.
De toute façon, le débat ne porte pas sur l’implant en lui-même, mais sur l’éducation et le respect des enfants Sourds…
Cordialement,
Sandy
bravo à jeune maman pour son combat et son parcours, je suis peu ému.
Moi, je suis Sourd non implanté de « naissance » et toute ma famille est entendante. Je fais les très bonnes études, étant étudiant-ingénieur à l’ENSG. Moi, j’utilise quotidiennement la LSF et peu oralisé mais je suis bien intégré grâce à mes camarades et l’administration et aussi je les rends partiellement pour parler en oralisant avec eux.
Or mon parcours n’est pas idyllique, étant très jeune, j’étais intégré au milieu scolaire ordinaire et je ne connaissait pas LSF, en conséquence, mes professeurs me considèraient comme un élève très moyen ayant le mauvais attitude envers eux mais mes parents m’avaient défendu parce que j’étais en réalité très intelligent par rapport à mes camarades à l’époque d’après mon professeur particulier.
Ensuite, j’étais parti à Montréal, au Canada, avec mes parents, passant une année sabbatique. J’ai découvrit le moyen de communication entre Sourds, c’est-à-dire la langue des signes, en étant intégré à l’école pour les Sourds, ça développe exponentiellement mon intelligence. 15 ans plus tard, je suis actuellement étudiant-ingénieur à l’ENSG.
Je suis contre l’implant précoce parce que l’implant est mauvaise pour la moralité et l’esthétique humaine. Je répète que la moralité humaine est plus important que le technique qui concerne la correction sur le trouble auditif. Je ne suis pas le « tout-LSF », je suis toujours ouvert à tout le monde, je peux adapter à touts les moyens dont on a besoin. Selon moi, LSF est nécessaire pour les enfants sourds, ce qui permet de faciliter à exprimer lui-même. Je suis toujours à la bilinguisme pour les enfants sourds. Ce sera vraiment dommage pour les médecins qui proposent en sensibilisant aux parents, qui ignorent l’existence de la communauté Sourde, les implants sans avoir informé sur cet existence !!!
Bonjour Madame Catherine Deborde
La définition du bilinguisme : « Langue des signes française et français ÉCRIT » il n’y a pas l’oral.
Il y a des sourds profonds néonatales bilatérales non implantés, non appareillés, n’articulants pas, signants en langue des signes française, écrivant très bien le français qui ont eu aussi le bac S, L etc. avec mention très bien, renseignez vous auprès des villes comme Toulouse, Montpellier, Paris, Poitiers…
Je vous montre un lien, j’espère que vous le lirez et que vous pouvez vous remettre en question.. Il arrive que ce qu’on pensait « bien faire » il y a des années en arrière, qu’on se rend compte que l’on s’est trompé..
Je suis moi même sourde de naissance bilatérale, appareillée oraliste, signante, je sais lire et écrire le français. Je suis totalement contre cette loi de dépistage précoce de la surdité.
J’ai 32 ans et lorsque je suis en groupe avec les entendants, je suis « sourde » je ne suis pas « entendante » les appareils auditifs ne m’aident pas, articuler à la perfection ne m’aide pas non plus.. Je reste Sourde.
J’ai des mes amis qui portent des implants cochléaires, ils rencontrent les mêmes difficultés..
Pourquoi en classe ils ne peuvent pas suivre les cours sans interprètes de langue des signes ?
Je vous amène à lire ce lien pour mieux comprendre :
http://www.facebook.com/profile.php?id=100001767829276&v=wall#!/profile.php?id=678354631
Cordialement
Floriane NOBLE
Bonjour, passionnant témoignage malgré des problèmes avec les accents (probablement une mauvaise gestion du html ^^), bref passons.
Je suis sourd profond oraliste. Je n’ai connu le LSF que bien tard, j’étais déjà en première S. Ayant évolué toute ma vie parmi les « entendants », je n’ai jamais vraiment vu l’intérêt de l’apprendre. J’ai des amis sourds et communiquent avec eux oralement. Voilà, c’était la petite description pour savoir qui parle ^^.
Quand à l’implant, dans mon entourage, je n’ai un ami qui est implanté et ça l’aide plutôt pas mal. Je vois bien la différence de compréhension quand je lui parle lorsqu’il est implanté ou non. J’ai aussi une amie, l’implant l’aide beaucoup dans la vie de tous les jours, surtout qu’elle ne travaille que face à des « entendants ».
Personnellement, je n’aurais pas voulu être implanté mais je peux comprendre qu’on puisse essayer d’implanter les enfants afin de minimiser les pertes auditives qui s’aggravent avec l’âge.
Quand à la pratique du LSF seule, elle a tendance à isoler les pratiquants.
@Floriane NOBLE : Ok, ils ont le bac et après? Le bac de nos jours ‘est plus qu’un tremplin vers les études supérieures. Lui seul, il ne sert pas à grand chose (je parle en connaissance de cause).
Le problème, c’est que les sourds qui passent le bac sont beaucoup TROP assisté (professeurs chargés de traduire les consignes de l’épreuve en profite pour indiquer la bonne marche à effectuer ou donne carrément la réponse). Je parle d’après mon expérience. Du coup, des élèves qui n’ont pas vraiment le niveau acquiert le bac mais le plus dur ne fait que commencer.
Dans mon parcours scolaire, le bac est l’étape la plus facile juste derrière le brevet. Le plus dur ayant été l’école primaire où il a fallu surmonter son handicap (en tant que gosse, ce n’est pas évident) et les études supérieures.
Bonjour Marvelll
Dans votre message, vous parlez de votre propre expérience mais est ce que vous vous êtes mis à la place des sourds signeurs ?
Etes vous certaine qu’utiliser la langue des signes ne fait qu’isoler ?
Non la langue des signes au contraire, elle ouvre le pont entre sourd et entendants, la langue des signes permet au sourd d’avoir une communication « totale », reposante et « naturelle »
De plus, il est tout à fait normal comme toute les minorités de vouloir se retrouver entre nous pour défendre notre culture et notre langue.. Est ce que vous direz aux personnes qui ont un fauteuil roulant que s’ils restent entre eux, ils s’isolent ?
N’avez pas vous eu besoin d’être avec des personnes qui partagent les mêmes difficultés que vous ?
C’est la même chose pour les sourds signeurs..
J’ai grandit sans langue des signes, j’ai appris la LSF tardivement, je suis sourde profonde et appareillée donc je sais très bien de quoi je parle, je sais ce que nous vivons dans un groupe d’entendants.
Votre amie donc vous parles, vous avez dis qu’elle comprend mieux avec l’implant que sans implant… Mais vous n’avez pas répondu à ma question : « est ce que quand elle est dans un groupe d’entendant, elle comprend ? Est ce qu’en cours elle comprend ? »
Moi même qui suis sourde profonde, j’ai été bcp exercé avec les appareils auditifs, j’écoute de la musique et pourtant quand je suis avec les entendants, je ressens toujours une extrême frustration, il n’y a que quand je suis seule avec une personne que je peux la comprendre mais dès qu’il y a 2 ou plus de personnes, je ne comprends plus.
J’ai une amie qui est également sourde profonde comme moi et appareillée, qui était pour l’implant cochléaire.. Elle a passé un capejs pour être professeur de sourds, elle a travaillé avec bcp d’enfants sourds implantés, et elle a comprit qu’ils ne comprenaient pas mieux que les sourds appareillés…
Je vous conseille de lire l’article : « Le syndrome de l’enfant calque » : http://bdrion.over-blog.net/article-5099852.html
« Les sourds existent ils » de Bernard Mottez
« Soigner la surdité et faire taire les Sourds » André Meynard
Je pense que vous devrez les lire pour comprendre notre position..
De plus, est ce que vous vous êtes posé la question sur le dépistage « ultra » précoce de la surdité ? Pensez vous que le lien sera bien établi lorsque la mère apprendra dès l’accouchement que son enfant est sourd ? Ne croyez vous pas qu’elle est suffisamment fatiguée pour supporter cela ? (sans compter le baby blue, l’acharnement des médecins alarmistes et défaitistes concernant la surdité).
Je comprends votre point de vue. Je suis d’accord que j’ai toujours du mal à suivre avec les entendants lors d’une conversation en groupe.
Mon problème est sûrement du à mon éducation, je n’ai grandi qu’avec des entendants donc les efforts dont vous parlez me sont naturels.
Quand à l’implant, il est clair que ça aide beaucoup mon amie lors des réunions ou dans des amphithéâtres. Elle suit beaucoup plus facilement les cours que moi par exemple. L’implant est quand même un plus.
Personnellement, je trouve qu’on devrait quand même trouver un moyen moins intrusif. Me faire opérer, ça me motive moyen. J’ai grandi avec mes appareils, j’ai fait avec et tout roule. Je ne vois pas pourquoi je changerais,
.
Quand à la médiatisation de la surdité, étant donné qu’elle n’est que peu représenté dans la population française, ce n’est pas étonnant que beaucoup de jeunes parents ne savent pas comment réagir face au problème.
Anecdote : le médecin lorsqu’il a annoncé ma surdité à ma mère a bien dit : « Votre fils ne parlera probablement pas! ». Eh ben dis donc, c’est sympa. Au moins, ça a motivé ma mère,
.
Sinon l’avantage du sourd appareillé par rapport à l’implanté, c’est souvent qu’il est plus habitué à faire des effort pour comprendre.
bravo pour votre perseverance, vous avez su choisir pour le bien de votre enfant. du jour au lendemain, vous avez réagit avec votre point de vue sans avoir du soutien d’un organisme: ce n’est pas simple! ANPES est encore inconnu pour beaucoup y compris aux parents sourds; étant maman de jumeaux, je suis affiliée très vite à l’association Jumeaux et plus dans mon département grace à l’affichage dans l’hopital. ton témoignage me touche et la situation médicale prouve que la scène « le malade imaginaire » est encore d’actualité. bonne continuation et du bonheur avec votre enfant.
Bonjour, je suis actuellement en Terminale ST2S, dans le cadre d’un projet votre avis nous serait d’un grande aide. Le sujet porte sur les troubles auditifs et notre problématique est « La société favorise-t-elle l’intégration d’une personne malentendante » .
Nous devons faire un oral et nous pensons arriver en nous exprimant en language des signes
Bonjour, je suis actuellement en Terminale ST2S, dans le cadre d’un projet votre avis nous serait d’un grande aide. Le sujet porte sur les troubles auditifs et notre problématique est « La société favorise-t-elle l’intégration d’une personne malentendante » .
Nous devons faire un oral et nous pensons arriver en nous exprimant en language des signes
Merci cordialement =)
Merci Edwige!
L’ANPES m’a été conseillée par des amis Sourds, c’est en effet, tout comme la FNSF, une association solide, permettant d’avoir de vraies informations, et un soutien en or. J’en profite pour remercier tous les membres de l’ANPES pour leur investissement permanent. Je sais qu’en 2011 nous aurons encore de nombreuses actions à mener main dans la main, et j’espère de tout coeur que nous obtiendrons de réelles avancées!
Alexia, c’est une bonne idée comme sujet. Mais sache que l’on dit « langue des signes » et non pas « langage ». C’est une différence importante. Si tu veux je pourrai t’expliquer pourquoi en détails…
Je te conseille de te procurer certains livres comme « Soigner la surdité et faire taire les Sourds » d’André Meynard, ou encore « Les silencieux » du docteur Dagron. Va aussi faire un tour sur le blog « sourds ou Sourds » du docteur Drion. Et surtout, rapproche-toi d’une association et va à la rencontre des Sourds eux-mêmes. Eux mieux que personne pourront te parler de l’intégration, la leur, la vraie, pas celle dont les entendants parlent et qui n’en est pas une!
On parle d’ailleurs aujourd’hui d’inclusion, ça fait plus classe! (humour)…
En réalité, quand on parle d’intégration, il s’agit souvent d’accepter que l’enfant Sourd fréquente telle ou telle école ordinaire, point barre. Si tu regardes ce qui est concrêtement mis en place, adapté, prévu pour lui, tu prends peur… Pour s’intégrer, il faut y mettre les moyens, et crois-moi, ils n’y sont pas!
Loin d’être « intégrés », les enfants Sourds sont tout simplement « assimilés » aux entendants, ils doivent leur ressembler à tout prix, alors que profondément, ils sont différents. C’est un très long débat que voici, et pour toi et tes camarades qui vous intéressez à ce sujet, ça ne va pas être simple! Ceci dit, tu vas vite comprendre que c’est passionnant, surtout si tu ouvres grand les yeux!
Bon courage en tous cas, et tu verras, en cherchant, tu trouveras de nombreuses informations qui pourront t’éclairer!
)
Bravo Sandy pour la justesse de ton témoignage….
Je me reconnais complètement. Quand je dis « je », c’est le parcours de notre famille depuis 10 ans.
Même si cette langue est reconnue comme une langue à part entière dans la loi de 2005, son apprentissage est loin d’être proposé aux enfants sourds et aux parents entendants…Mais qui peut leur proposer? Les instituts qui depuis des années sont rattachés au monde médical? L’EN ? Petit rappel: depuis cette même loi, l’EN a à sa charge l’éducation scolaire des enfants sourds, se donne-t-elle réellement les moyens pour que nos enfants apprennent cette langue et avec elle. Il y a encore beaucoup à faire de ce côté là. Et on aimerait que les Sourds soient plus présents dans ce combat pour l’éducation…
Quelque soit le choix d’éducation que les parents peuvent prendre, la LS doit être présente chez le tout petit par principe de précaution…On n’a pas le droit de laisser un enfant grandir sans langue. Faut-il attendre « l’échec de l’oralisation » pour se tourner vers la LS? L’enfant doit-il attendre pour comprendre le monde, et s’exprimer?
Je suis choquée et indignée de voir des situations d’enfants sans langue.
Certains vont me trouver radicale mais je pense que la présence de la LS dans tous les lieux de la petite enfance peut éviter toutes ses fractures (crêche, SAFEP,…).
La LS existe depuis que les sourds existent…Et elle existera tant qu’il y aura des sourds. Alors pourquoi tant de réticences depuis la nuit des temps?
La France reste un pays assez frileux quand il s’agit des langues (histoire sur les langues régionales).Il faut en plus rajouter la particularité de la LS: sa transmission ne peut se faire que par ses pairs. C’est peut-être cela qui fait peur aux parents entendants. Peur, oui… Les réticences sont toujours dûes à des aprioris, à des peurs. Se dire que son enfant fait partie d’une communauté et que c’est cette communauté qui lui apportera sa langue. Certaines personnes ne sont pas prêtes à accepter cette idée. Et pourtant c’est accepté que son enfant soit différent. Lui refuser la LS, c’est refuser sa différence, être dans le déni.
A lire absolument le dernier livre d’André Meynard intitulé « Surdité, l’urgence d’un autre regard pour un véritable accueil des enfants sourds ».C’est un résumé et un questionnement de la situation en France. Tout parent devrait pouvoir lire ce livre dès l’annonce de la surdité…A mettre sur toutes les tables des salles d’attente des ORL, des SAFEP !!!
Merci encore à toi Sandy pour ton témoignage.
Et bonne année 2011 à tous
Contente d’avoir moi aussi mes « pairs » Florence!!!:))
C’est marrant, le hasard fait que ce matin j’ai commandé le fameux « Surdité, l’urgence d’un autre regard pour un véritable accueil des enfants sourds », je devrais le recevoir avant mercredi…
Ce genre de lectures m’a réellement ouvert grandement l’esprit, les livres cités depuis le début (et d’autres) m’ont permis de réfléchir autrement, d’apréhender la surdité de mon fils avec un « autre regard » justement… (différent de celui des professionnels qui pensent « pour » nous, c’est à dire à notre place)… Je remercie de nouveau toutes ces personnes, car si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce à elles.
Continuons tous ensemble à nous battre, et que la Solidarité soit le maître mot de l’année 2011!
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Bravo Sandy pour ton témoignage….
Madame Catteau, j’aimerai vous contacter pour mon futur documentaire…Je vous expliquerai le but du documentaire dans notre email. Votre témoignage nous apportera beaucoup…
Julien bourges
Aucun souci, je suis disponible!
Bon dimanche et merci,
Sandy
Merci pour votre réponse.
voici mon email : jujudeaf@hotmail.fr
Julien
je voulais juste dire que je suis maman d enfant sour d profond bilateral implante bilateral depuis l age de deux ans il en na 7 aujourd hui et je peu dire aussi que je laisse le chois a mon fils d entendre ou non avec ses implants ou les retire sil ne veut pas entendre le seul souci en communs c l education mon fils a fait plusieur tentative en ecole normale ce qui n a rien donner au niveau du language une fois mis en institut specialisé le declic c est fait ressentir il arrive a parler de mieux en mieux ‘nord pas de calais depuis juillet2011 on na demenager en franche comté et la j ai repris le travil on a mis mon fils en ecole traditionelle mais qui a une cliss2 et la c est la cata !!!!!le comportement est de pir en pir je ne sais plus quoi faire !!!!!
je vous aime tous et toutes…si fort…aussi fort que le degout profond que j’ai de vous entendre devoir vous battre contre ou pour toutes ces injustices et aberations dont vous parlez…
je pense seulement que tout ce que vous ressentez et vivez est legitim mais ne changera pas…seul l’argent compte pour tous ces dirigents du monde hospitalier ou autre….en majeur partie..se battre contre des milliars devrait vous faire prandre conscience que vous devez vivre les choses le plus naturellement possible ,si vous pouvez vous passe’ d’une aide exterieur..etre a l’ecoute de son coeur est le meilleur remaide..vous connaissez bien vos enfants ou parents..mieux qu’une autre personne..soyez triste,,jusqu’au bout,,soyer revoltez,,jusqu’au bout…mais soyer surtout dans l’axceptation….pourquoi changer les choses quand elles peuvent changer d’elle meme un jour ou l’autre..ou pas…comme il se doit….souffrance et bonheur fait partie de nous..silence et bruit aussi..je ne suis pas different de vous..et le silence nous rend plus sage..plus humain..
je vais vous dire vraiment ce que je pense de tout cela meme si je m’exprime comme un extra terrestre et que je suis une faute d’hortographe a moi tout seul…
la vie ,les endicape,les difference,les combats,,l’espoire….et bien tout cela c’est de l’ ART…..
pure et dure…a nous de jouer…a nous de comprendre,de ressentir,,de dessiner notre tableau familial,,a nous d’etre nous meme ,un jour.
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pourquoi se battre,,pourquoi se revolter…il faut juste ECOUTER..mais avec son coeur encore une fois…ci vous l’oublier vous subirez les consecances de (leur) actes..medecin,specialistes etc…meme ci je comprand et demande pardon a ceux qui on de bonnes raisons de penser le contraire de ce que j’exprime…les larmes me viennent maintenant car je me rend compte que plus j’ai de la paine pour ma mere et plus j’en ais pour moi…car ce qui est cruel c’est que tout devrais bien se passer dans ce monde..vous avons tout ce qu’il nous faut et meme trop n’est ce pas.? personne ne devrait payer des soins pour les endicapes ou « differences » ,ou ce que vous voudrez..le bonheur s’achete et le malheur nous fauche comme la mort…..
je suis d’accord pour l’implentation…mais l’implantation du bon sens et de la dignite’dans nos coeur..nous sommes tous different,,tous victims,,mais quand je regarde dans les yeux de ma mere ,qui elle est sourde a 95 %,, quand je l’entend ou la vois s’exprimer d’une facon ou d’une autre ,,quand je repense a cette souffrance qui m’annime depuis mon enfance « particuliere »comme si j’etais a sa place,,quand je me rappelle toutes ces peripessies que nous avons endurez,,ces larmes que nous avons verse’ et pour finir,,a tout ces sentiments de tristesse,de gene,d’intolerance ou d’injustice qui mon transperse’ le coeur comme on creve un abset,,,,je me dis que vous n’etes pas responssable de vouloir aider vos proche,,vos enfant ou parent ou amis,,mais que vous etes la proie de la societe’,,,….restez a l’ecart le plus possible..ci vous le pouvez bien entendu..ce n’est pas un problem d’etre comme vous etes…c’est comme ca…et c’est bien de vivre peut importe comment…du moment que vous puissier etre heureux de temps en temps..avec ce que vous avez…,,sourd ,muet ,aveugle ,sans endicape,,c’est la meme chose..,la societe’ ne s’ameliorera pas tant que ca..,,la nature non plus…seul vous et vos proches peuvent changer pour le meilleur..pour vous meme….il ne faut pas avoir peur…..c’est la vie ?………………NON……C’EST VOTRE VIE..
l’espoir fait vivre ,oui….mais etre realiste ne vous tuera pas…la souffrance ci…
j’ecrit aujourd’hui pour la premiere fois car je suis en train de chercher un moyen de trouver des amis virtuel ou non pour ma mere..j’aimerais tant qu’elle se confonde avec vous,,,qu’elle se sente mieux et qu’elle partage sa vie peut ordinaire avec vous…son endicape lui a sertainement apporte’ d’autre endicape pscychologique…elle ne merite pas cela…MOI,,je le sais…les docteur ou specialiste non…
je fait un pas vers le monde…un pas vers vous….et vous souhaite le meilleur….je vous embrasse tous..
Michael….dead inside…
voici mon adresse mail pour ceus qui aimerait contacter ma mere comme je le demande dans le message au dessus de celui ci….il passeront par moi dans le premier tant,,par securite’ et attention…
karmagique@hotmail.fr
je ne vous dit pas merci,,je vous dit bravo.
votre article est tres genial , bravo ! je suis tres heureux , je vais diffuser votre article , bon courage merci beaucoup pour notre monde
Bonjour,
Je m’appelle Sophie et je suis étudiante en 3ème année au DE de Conseillère en Economie Sociale Familiale, à Grenoble.
Je me permet de vous contacter dans le cadre de la rédaction de mon mémoire.
En effet, je souhaiterai recueillir des témoignages, de parents entendants d’enfants sourds, sur les conséquences qu’entraîne la surdité de leur enfant, sur l’organisation de la vie quotidienne et la parentalité.
Pour cela, je souhaite savoir si des parents, parmi vous, souhaitent prendre la parole ?
Si vous êtes intéressez, contactez moi à l’adresse e-mail suivante : soph.gaschet@hotmail.fr
Merci d’avance pour vos réponses.
Sincères salutations
Sophie.G
Je vous ai répondu par mail… Amitié Sourdes à tous!